LES CARTES MENTALES

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10 avril 2013

Le mind mapping…

Bien que le concept ait été pensé par Aristote, son application pratique ne s’est développée qu’au début des années 1970 et son déploiement à grande échelle, avec de nouveaux outils technologiques, depuis le début des années 2010. Une Mind Map, c’est une carte mentale, une carte d’idées calquée sur le fonctionnement cérébral, qui permet de représenter visuellement et de suivre le cheminement associatif de la pensée. On parle aussi de carte heuristique. Cela permet de mettre en lumière les liens qui existent entre un concept ou une idée, et les informations qui leur sont associées. Elle permet de visualiser facilement un ensemble cohérent d’idées reliées entre elles, qui forment un tout complexe

Une Mind Map est habituellement construite autour d’un sujet, thème qui se trouve au centre et depuis ce centre, des branches en irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé dans un processus séquentiel du général au particulier. Cette logique de construction a un impact sur la compréhension du lecteur étant donné sa capacité de compréhension. Les relations, branches, ne sont habituellement pas formalisées par un texte, bien que certaines notes peuvent être accolées aux idées détaillées.

Avec le développement d’applications informatiques, la carte mentale a vu naître de nombreuses utilisations dans des domaines personnels, éducatifs, professionnels ou encore administratifs. Les possibilités incluent :

  • La prise et la remise en forme de notes de conférence,
  • la préparation d’un exposé ou encore d’un discours,
  • la préparation d’un compte-rendu de réunion,
  • la structuration d’un projet,
  • le brainstorming,
  • la visualisation d’organisation complexe d’idées,
  • l’aide à l’apprentissage,
  • L’organisation de l’accès (par des liens URL) à un ensemble de fichiers.

Quelques applications gratuites :

 

Des applications collaboratives

D’autres outils, qui sont parfois payants, permettent d’établir en ligne et de partager des cartes heuristiques, notamment :

  • MindMeister permet avec un compte gratuit de créer 3 cartes heuristiques,
  • MisterMind est un outil de planification présenté sous forme de carte mentale,
  • Pearltrees est aussi un outil collaboratif en ligne de partage de liens présenté sous forme heuristique.

 

Exemples :

Nomadity, le blog

http://www.nomadity.be/blog_decouverte/wp-content/uploads/2013/01/prendre_note.jpg

École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI), Université de Montréal

http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/projet/cartes_m/galerie.htm

Rémi Bachelet, École centrale de Lille

http://rb.ec-lille.fr/l/CarteConceptuelle/exemples/Mind_map_conception_de_projet.pdf

http://rb.ec-lille.fr/l/CarteConceptuelle/exemples/Projet_XXX_CR01.pdf

Ces outils vous permettront d’améliorer votre productivité et de partager plus facilement vos idées et connaissances. Grands succès.

 

Article publié sous les rubriques: Divers, Outils technologiques

PETIT FRISSON SUR LES MOTS DES PASSE

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12 mars 2013

Cette anée, plus de 90% des mots de passe seront vulnérables d’après Deloitte. La faute aux utilisateurs…(1)

Le choix de mots de passe différents pour chacun des comptes utilisateurs

La multiplication des comptes utilisateurs sur l’Internet pose un important problème de mémorisation des identifiants et des mots de passe. Nous sommes confrontés au choix de toujours utiliser les mêmes identifiants et mots de passe pour tous nos comptes, ce qui comporte un problème de sécurité important, ou mémoriser une multitude de mots de passe pour un identifiant unique, ou encore croiser quelques identifiants avec quelques mots de passe, ce qui demande une gymnastique intellectuelle importante et fastidieuse. À la base, il est important de concevoir des mots de passe forts, c’est-à-dire difficiles à retrouver à l’aide d’outils automatisés, et difficiles à deviner par une tierce personne.

La qualité d’un mot de passe.

Elle dépend de la longueur et du nombre de possibilités existantes pour chaque caractère le composant. Ainsi, un mot de passe composé de caractères minuscules, majuscules, chiffres et caractères spéciaux sera de meilleure qualité qu’un mot de passe composé uniquement de minuscules. Les mots de passe utilisant des noms, des dates de naissance et des mots du dictionnaire sont généralement de pauvre qualité.

Il existe des façons assez simples de développer des mots de passe de grande qualité. Une première option consiste à utiliser la première lettre d’une phrase : J’ablpf+ljdf (J’aime beaucoup les petits fruits et les jus de fruits). Une autre façon utilise la phonétique : ght10CD%20$ (J’ai acheté 10 CD pour cent vingt dollars). Ou encore choisir un mot, le séquencer et intercaler des signes : ne!tri$Vi& (Vitrine). La citation peut aussi servir à concevoir un mot de passe sécuritaire en ne conservant que les premières lettres des mots de plus de trois lettres :Fmcvmpccp (Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement). Il est aussi possible de conserver le même mot de passe et d’ajouter des chiffres à la fin afin de l’utiliser dans plusieurs comptes différents : cle/ta?Spec(01 (Spectacle01). Toutefois, ce type de mot de passe est moins sécuritaire, parce que s’il est découvert, les autres peuvent être devinés plus facilement.

Le fait d’utiliser des mots de passe distincts contribue à assurer la sécurité de nos comptes et de nos données. Ceci est particulièrement important pour les comptes importants : comptes bancaires, comptes courriels, ou encore les réseaux sociaux. Avec le croisement d’accès entre comptes, les comptes moins sécurisés peuvent devenir des portes d’accès à des comptes plus importants, il est fortement recommandé d’utiliser des mots de passe distincts pour chacun des comptes.

Pour tester la sécurité de vos mots de passe :

https://www.microsoft.com/fr-fr/security/pc-security/password-checker.aspx

http://www.passwordmeter.com/

La protection et la conservation

Comme la longueur d’un mot de passe comportant plusieurs caractères peut être assez difficile à retenir, comme utilisateur, nous avons tendance à conserver cette information sur papier, dans des endroits accessibles, cahier, agenda papier, fichier texte sur notre ordinateur. Cette pratique est recommandée compte tenu de l’utilisation de mots de passe distincts. La conservation de ces données dans un fichier sur son ordinateur demande toutefois une identification anonyme, mes mots de passe est à proscrire, et une protection du fichier par mot de passe, Word et Excel offre cette possibilité. Dans un environnement de domicile, l’option du cahier est valable, toutefois, en milieu de travail, elle est moins sécuritaire compte tenu de la proximité d’autres personnes qui pourraient s’emparer de ces informations sensibles à votre vie privée. Il est aussi possible d’utiliser un gestionnaire de mot de passe gratuit sur l’Internet. Certains postes de travail offrent aussi un coffre de mot de passe intégré. Certains comptes, dont Google, utilisent la validation en deux étapes : Confirmation à partir de votre poste de travail et confirmation secondaire à partir de votre téléphone portable.

La récupération de mot de passe.

Certains comptes invitent à choisir une question afin de vérifier l’identité, au cas d’oubli de mot de passe. Si vous en avez la possibilité, créez une question personnalisée dont vous seul connaissez la réponse. Une information générale accessible sur un autre compte, comme votre localité de naissance, est moins sécuritaire qu’une information personnelle sur la couleur de sa chambre lors de son adolescence. Compte tenu que la réinitialisation se fait la plupart du temps par courriel, l’utilisation d’une adresse courriel secondaire à jour est un impératif.

Les lois fondamentales :

Un mot de passe :

1. Solide tu le choisiras

2. Jamais tu ne le partageras

3. Souvent tu en changeras

 

(1)  http://www.zdnet.fr/actualites/en-2013-le-mot-de-passe-est-en-peril-meme-le-plus-solide-39787741.htm

Article publié sous les rubriques: Identité numérique

GESTION DE SES CONNAISSANCES

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9 octobre 2012

 

J’ai choisi, il y a quelques années d’être un contributeur actif à l’amélioration des connaissances de personnes curieuses et présentes sur la toile. J’ai une présence régulière sur certains réseaux sociaux et je suis attentif aux nouveaux contenus que le partage avec mes contacts personnels et auprès des membres de ma communauté virtuelle. En formulant des avis ou encore en publiant des contenus, j’espère améliorer mes connaissances et celles de certains individus, qui à leur tour enrichiront les connaissances de leur communauté. En opposition avec mon expérience d’apprentissage dans le milieu de l’enseignement, j’ai découvert dans cet environnement, une culture et une expérience de partage qui m’ont fait grandir et devenir une meilleure personne.

Ma stratégie d’amélioration des connaissances repose sur 5 bases:

La recherche d’information.

C’est l’ensemble d’outils qui me permettent d’acquérir de l’information. C’est une approche de veille auprès de diffuseurs d’information qui consiste en un abonnement à des fils RSS. C’est un agrégateur de contenu qui produit automatiquement un tableau des nouveautés sur un site Web. J’y retrouve là, en fonction de mes intérêts, les dernières mises à jour de sites internet consultables en ligne. Google Rearder est l’outil que j’utilise actuellement, mais plusieurs autres existent: Netvibes, Mon Yahoo et Technocrati en sont des exemples. Dernièrement, j’ai aussi découvert des outils de curation de contenu. Ce sont des outils qui permettent de sélectionner et de partager les contenus les plus pertinents sur des thèmes ou encore des sujets spécifiques. La plus-value de l’outil, c’est le système qui traite les requêtes et affiche les résultats les plus pertinents. La machine en soutien à l’humain…on y vient tranquillement. Pour ma part Scoop-It me rend de très bons services. Toutefois, d’autres outils cohabitent: Paper.li, Storify, Pearltrees.

La différence essentielle entre curation et agrégation réside dans le fait de choisir les contenus proposés aux internautes pour leur donner du sens et non pas de se contenter d’une collecte de liens sans contextualisation.  Wikipédia

Le classement de l’information

Mes lectures, m’ont conduit à archiver des textes, prendre des notes ou encore accoler des mots-clés, tags, sur certains articles. Il s’agit pour moi de conserver une mémoire personnelle externe de certaines informations et dans certains cas de la partager avec des membres de ma communauté. Mon expérience est composée de deux pratiques: l’utilisation des signets et la prise de notes.

Les signets

Le signet personnel, intégré à l’opération de mon navigateur internet, m’aide à conserver les adresses de sites internet que je désire consulter ultérieurement à partir de mon poste de travail. Les signets personnels sont transférables d’un navigateur à l’autre sur mon poste de travail ou encore lors de l’acquisition d’un nouvel équipement. J’utilise aussi le social bookmarking qui consiste à sauvegarder les liens internet de contenu que je juge valable pour le placer sur un site public accessible à d’autres utilisateurs. Il y a possibilité de les catégoriser, d’inscrire des commentaires et d’y ajouter des mots-clés pour en faciliter le repérage par d’autres utilisateurs. C’est une occasion de passer de consommateur de contenu à contributeur de connaissances propre au web 2.0. Pour le partage des signets, mon outil professionnel est Delicious. J’utilise aussi dans le cadre du programme ITyPA Diigo. Strumble Upon et Digg sont aussi des produits en accessibles gratuitement sur la toile.

Les notes

La base de mes notes est acquise à partir de l’outil Notes intégré à Outlook de la suite Microsoft Office. Ce sont des notes personnelles que je conserve pour mémoire externe. En complément, j’utilise Evernote qui me permet de partager des notes particulières avec certains de mes contacts. L’utilisation des cartes mentales, cartes heuristiques, Mind Meister, dans mon cas, viennent aider l’organisation de ma pensée et établir les liens hiérarchiques entres les concepts présentés à des membres de ma communauté. C’est un outil qui me permet de placer beaucoup d’information dans un très petit espace et d’avoir à la fois une vision détaillée et une vision d’ensemble de mon sujet. Ces cartes mentales sont partageables avec mes contacts. Freeplane et SimpleMind sont d’autres outils. De plus Google Drive représente sur le Cloud un lieu de rédaction, d’enregistrement et de protection de mes documents personnels et administratifs. SkyDrive, Dropbox, chez des concurrents commerciaux, offrent sensiblement le même service.

Mes interactions

Pour l’amélioration de mes connaisssances, j’ai choisi des outils qui pouvaient améliorer ma pratique de consultant en gestion et développement des organisations. Tout d’abord sur le plan professionnel, je ne suis bâti un réseau sur LinkedIn. J’y ai trouvé des individus et groupes qui me permettent d’interagir sur le plan de mes connaissances et de mes compétences professionnelles en gestion. J’ai choisi ces groupes, parfois en fonction des discussions et des échanges entres membres de cette communauté et en d’autres occasions, en fonction de leur proximité géographique. Conseillers et Consultants, Entreprise Apprenante, Association des ingénieurs pédagogiques et experts eLearning et aussi Management et RH sont des exemples du premier volet. Les groupes Gaspésie Îles-de-la-Madeleine, Focus 20 et BSL 2.0 relèvent de leur localisation géographique. La qualité des discussions m’aide à améliorer mes connaissances professionnelles. Cette participation à LinkedIn m’a aussi permis d’agrandir mon réseau professionnel parce qu’il a facilité des rencontres personnelles de réseautage qui ont été fructueuses. Sur le plan de préoccupations plus personnelles autour des technologies de l’information et des communications (TIC) et de l’information d’actualité, je participe activement au réseau social Twitter. Ces interactions m’ont fait découvrir des outils et des ressources qui facilitent mon travail mais aussi me font connaître des innovations de produit ou encore de processus. L’utilisation des listes following et followers reste à parfaire dans mon cas. Cet espace de micre-blogging m’a aussi influencé dans mon adhésion à d’autres réseaux groupes qui me permettent d’apprendre en communauté. E180, Café-Lab des connaissances et d’actualité, le MOOC ITyPA en sont quelques exemples.

Ma base de ressources

Google et Wikipédia sont parmi mes meilleurs amis numériques. Ce sont mes deux principales références à interroger lorsque je cherche des contenus. Les producteurs d’information ont depuis longtemps compris le pouvoir de Google et font des efforts particuliers d’organisation et de référencement naturel afin d’être présents dans les premiers résultats d’une recherche à l’initiative d’un utilisateur. De son côté, Google veut offrir l’information la plus pertinent à cette demande de recherche de cet utilisateur. Ensemble, ils me facilitent la vie dans ma recherche de contenus.

Wikipédia est une encyclopédie en ligne universelle. Elle repose sur une rédaction collaborative sur l’Internet avec la technologie wiki et a pour principe d’offrir un contenu libre, neutre et vérifiable. Sa plus grande caractéristique est certes sa rapidité à se mettre à jour et sa publication dans de brefs délais.

D’autres ressources complémentaires m’offrent aussi des contenus regroupés par thèmes ou encore support. YouTube, Flickr, Slideshare, Scribd, sont des copains comparés aux deux premiers. J’en suis à découvrir Instagram, même si j’y détient un compte.

Ma production de contenus

Mon blog, sur mon site d’entreprise, est l’outil que je privilégie. Son alimentation est toutefois tributaire de mes activités professionnelles de consultant en gestion auprès de mes clients. Ce travail d’écriture demande un temps d’analyse de mes outils de veille et de mise en forme de l’information qu’il m’a été difficile à dégager au cours des derniers mois. Toutefois, je crois que c’est le meilleur moyen de produire du contenu personnalisé à la base de mes connaissances.

Et alors…

Au cours des dernières années, j’ai acquis de l’information en adoptant certains outils et je l’ai traité sous certains angles personnels afin d’en découvrir les éléments. Cette information, je l’ai partagé, négociée, avec mes contacts et les membres de ma communauté. Cette information négociée a servi à l’amélioration de mes compétences et à établir une intervention professionnelle mieux adaptée à la situation de mes clients. Cette recherche d’information m’a souvent mené au déséquilibre créatif nécessaire à l’amélioration de mes compétences. C’est aussi ce que je perçois dans ma participation au MOOC ITyPA.

On apprend toujours seul, mais jamais sans les autres    Philippe Carré

Article publié sous les rubriques: Gestion de l'innovation, Gestion des organisations

POUR L’ENTREPRISE, LE SITE VITRINE UNE NÉCESSITÉ ?

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28 février 2011

Nous traversons une période mouvementée du monde des affaires sur l’Internet. Le développement du Web 2.0, donnant une grande place aux réseaux sociaux, aux relations avec les clients et partenaires, les programmes d’achats de mots-clés, le développement des services d’optimisation (SEO) pour les moteurs de recherche, les programmes d’emailling sont des considérations environnementales actuelles qui doivent être prises en compte dans la présence d’une entreprise sur l’Internet.

Pour cette visibilité, les avis des professionnels du marketing sont partagés : Certains prônent qu’une vitrine sur l’internet est un incontournable et qu’un site web développé par des professionnels est la solution pour capter l’attention des clients potentiels. D’autres pensent que la participation aux réseaux sociaux, l’inscription et le déploiement de commentaires sur les forums et l’utilisation des plateformes de partage peuvent répondre aux besoins de la présence de l’organisation sur le Web. Ces mesures dans les deux cas sont, la plupart du temps, appuyées par l’utilisation des médias traditionnels, journal, radio, télévision, affichage, dans la stratégie de  mix-marketing de l’organisation. Pour certains, le développement du Web 2.0 constitue une période décisive, D’autres pensent que ce n’est qu’une période un peu plus mouvementée qu’à l’habitude et que la situation devrait revenir au calme dans les prochains mois, après que les utilisateurs auront étanché leur soif de nouveauté dans ces nouveaux outils.

Le site vitrine représente la plupart du temps, pour une organisation son activité, ses produits et services et aussi ses coordonnées. C’est souvent vendu comme un outil important pour renforcer la notoriété d’une marque ou développer celle d’une nouvelle entreprise. Avec un graphisme adapté à l’organisation et sa stratégie de communication, le site vitrine se compare à une carte d’affaire numérique disponible à tous les internautes du monde entier.

De l’autre côté, avec le Web 2.0, nous passons d’un discours de marque, à l’égard d’une clientèle passive, à des discours du consommateur pour le consommateur. L’échange d’information entre consommateurs à l’égard des produits ou services exerce une influence grandissante dans le processus d’achats. De plus en plus de marques aujourd’hui ont bien compris que de voir en l’Internet qu’un média publicitaire supplémentaire est une vision vouée à l’échec. L’Internet est un média communautaire qui place l’utilisateur au centre de toute communication. Les entreprises et organisations peuvent dorénavant entrer en communication et entretenir des liens avec des clientèles ciblées. De plus, parmi les forces qui font le succès d’adhésion au modèle Web 2.0, les entreprises et organisations peuvent développer leur propre application sans pour autant avoir des compétences en programmation. Ils peuvent ainsi utiliser en complément de la plateforme d’échanges et de discussions, des applications intégrées au programme pour des fins commerciales et s’adresser à des personnes sensibilisées à la marque ou encore à certains produits de l’entreprise.

Alors, que penser de ces avis différents et où se positionner pour ceux qui utilisent l’Internet pour faire des affaires et en tirer une source de revenus. Je n’ai pas la prétention de pouvoir arbitrer le débat, toutefois, je peux ici vous parler de mon expérience personnelle.

Sur un premier plan, j’ai été interpellé au cours des dernières semaines par un entrepreneur qui avait une présence active significative sur Facebook et qui voulait accentuer sa présence sur l’internet pour y vendre un produit. Il s’était d’abord fait conseiller le développement d’un site vitrine et de réaliser ses transactions à partir d’un lieu physique commercial. Bien que voyant un certain bien fondé au développement d’un site vitrine, celui-ci considérait que les relations qu’il avait développé avec ses très nombreux amis de Facebook représentaient un actif important à ne pas négliger. Il avait, auprès d’eux, établi des relations personnelles significatives qui lui permettaient de transiger à distance sur l’Internet. Il pouvait s’épargner les opérations de réception de commandes, de facturation, de perception des revenus et de gestion des encaissements qui pouvaient demander assez d’énergie pour une entreprise en démarrage. Suite à des échanges sur ses besoins actuels et futurs, et son environnement d’affaires, le bien livrable qui lui a été produit, repose sur une application «Boutique en ligne» sur sa page de marque Facebook, solution adaptée à la situation actuelle. La qualité des relations développées avec ses amis et les échanges entres les personnes qui sont adeptes de la marque ont influencé son choix. Il s’inscrit aussi dans le développement d’un site transactionnel, sur la base d’un «système de gestion de contenu» (CMS) couplé d’un «système de relations client» (CRM) à moyen terme qui lui permettra une indépendance face aux modifications des développeurs de Facebook.

Dans un deuxième cas, j’ai eu à intervenir auprès d’une entreprise livrant à des clients locaux, des produits par l’entremise d’un service de transmission florale. J’ai analysé et conseillé le propriétaire sur le développement d’une présence sur l’Internet. L’envoi et la livraison de fleurs à partir de l’internet est un secteur très développé aux Etats-Unis, le quatrième plus grand nombre de transactions pour l’année 2009 et la tendance s’installe au Canada. Comme c’est un secteur en développement, la production d’un site transactionnel «Système de relations client» (CRM) a été analysé au regard de l’environnement de l’entreprise. Avec un système de commission 20% pour l’envoyeur, et 80% pour le receveur, le développement d’un accès direct par le client représente un certain intérêt au chiffre d’affaires. Nos échanges sur la situation ont fait ressortir qu’une composante d’assurance qualité, le client accorde une grande confiance à son fleuriste local qui saura négocier avec le fleuriste éloigné afin d’avoir un produit de qualité et conforme à sa demande, vient influencer la décision du client de faire prioritairement l’achat auprès de son fleuriste local avant d’aller directement passer l’achat auprès du fleuriste éloigné. Le retour sur l’investissement dans le développement d’un site marchand était bien incertain et une vitrine Web répondait mieux aux besoins actuels du propriétaire. Les relations locales établies avaient priorité

Je peux constater à l’égard de ces deux situations, que les entrepreneurs orientaient leur choix non pas en fonction de faire parti de la parade, d’avoir comme tout le monde de son secteur un site d’entreprise sur l’internet, mais bien plus en fonction de leurs besoins du moment et de leur environnement. Bien que ces entreprises naviguent dans une période de renouveau numérique, ils ont agis en dehors de l’oppression du moment fournie par les conseillers ou par la concurrence. Leur décision a été prise à partir de leur analyse de la situation (forces faiblesses), des menaces et des opportunités que l’environnement offrait. Il y aura toujours une évolution des besoins et des technologies, mais ils doivent être subordonnés à la capacité et aux ressources de l’entreprise. Sans se reposer sur ses acquis, l’entreprise doit rester en équilibre d’un environnement changeant, les réseaux sociaux en nette croissance, et des ressources dont elle dispose. Il faut dès maintenant commencer à bâtir ses stratégies marketing de manière à les rendre évolutives pour l’avenir ou même avant-gardistes, l’environnement technologique à considérer de façon particulière.

Article publié sous les rubriques: Gestion de l'innovation, Gestion stratégique

L’INNOVATION ET LES TIC

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2 février 2011

Du début de XXe siècle jusqu’à l’arrivée du numérique au milieu des années 1980, l’innovation dans les organisations reposait en grande partie sur les laboratoires de recherche et développement installés comme départements de l’entreprise ou encore intégrés dans les grandes universités. Ces laboratoires, avec des services d’essais et des ateliers d’analyse et de mesure, avaient pour objectif la validation des processus ou encore des produits. Il s’agissait le plus souvent de stabiliser les meilleurs procédés tout en s’assurant que l’introduction de changements apporte une plus value au produit ou au service pour le client. Bien que le laboratoire ait été un dispositif de production de savoir scientifique et de gestion de connaissances, cette entité n’a été reconnue que dernièrement comme source essentielle à l’innovation.

Le développement des marchés et des produits au début des années 1990 et la compétition ont obligé les grandes entreprises à s’inscrire dans un processus «d’innovation intensive». Les entreprises essaient de trouver des caractéristiques et des qualités fonctionnelles aux produits et aux services qui répondent aux attentes des consommateurs particulièrement autour de la montée de la classe moyenne. Le capital historique des connaissances accumulées revêt une importance stratégique pour l’entreprise. La mondialisation vient amplifier la compétition et l’entreprise commence à vouloir les protéger et les sauvegarder, d’autant plus que les NTIC amènent un flux très important de nouvelles connaissances.

Ce n’est que récemment avec l’arrivée de l’ordinateur personnel et des TIC que l’on a compris l’importance de mettre en réseau ces connaissances dans un système ouvert, intranets, groupes de discussions, communauté de pratique, forum de discussion, afin de développer des apprentissages collectifs pour les besoins de l’entreprise. Ces apprentissages collectifs permettent tout autant de développer de meilleurs produits et services tout en s’assurant de prendre les meilleures décisions pour l’entreprise. Au-delà des connaissances, la nouvelle stratégie est de travailler sur les compétences et le développement dess relations entre les acteurs de l’entreprise. L’action efficiente des décideurs et gestionnaires suppose une interaction entre les savoirs détenus par les acteurs, producteurs et utilisateurs et les relations qui existent entre eux. L’utilisation des TIC concilie les deux facettes, savoirs et interrelations permettant cette acquisition de compétences. La réduction des coûts, la mobilité, les connexions en réseau et des outils plus faciles d’utilisation et plus puissants habilitent les producteurs à mieux adapter l’offre aux besoins des consommateurs. Les TIC permettent l’extraction de connaissances et le développement d’un savoir expert dans un domaine, tout en permettant la diffusion de ces connaissances à l’intérieur de l’entreprise pour rehausser les compétences des producteurs. Celles-ci seront utilisables selon les besoins de l’entreprise.

Comme observateur intéressé à la gestion des connaissances, j’ai participé au cours des derniers jours à l’événement CLAIR 2011 au Centre d’@pprentissage du Haut-Madawaska (C@HM) au Nouveau-Brunswick qui regroupait des éducateurs, des gestionnaires du domaine de l’éducation, des chercheurs internationaux, des professeurs universitaires et étudiants en éducation, des gestionnaires de communauté sur l’éducation et même des consultants auprès d’entrepreneurs. Ils participaient à cette rencontre afin de réfléchir sur l’école en transformation vers un lieu animé par ce que permettent les outils du «WEB 2.0». J’étais préoccupé par le projet éducatif qui place le savoir numérique au premier plan des interventions des gestionnaires, éducateurs et personnel de soutien et de l’implication des jeunes dans l’acquisition de ces savoirs. J’y ai rencontré des gens inspirants, innovants et créatifs qui ont su utiliser les ressources du WEB 2.0 pour l’apprentissage des étudiants. Mais j’y ai surtout remarqué le développement de ressources interactives entre les gestionnaires, professeurs et étudiants. Même les parents y trouvent leur compte au dire des jeunes auxquels j’ai parlé. Ils ont su établir des relations fortes entre tous les acteurs pour adapter les activités aux besoins des étudiants tout en s’habilitant mutuellement dans l’utilisation des outils du WEB 2.0, réseaux sociaux, wiki, blogue et outils multimédias. Lors des ateliers, tous les jeunes étaient les présentateurs de leur expérience pédagogique au même titre que leurs professeurs, ils intervenaient au même titre que les participants lors des conférences d’experts, ils rendaient disponibles leurs observations auprès de personnes intéressées qui n’étaient pas présents sur place mais suivaient à distance sur Twitter l’événement, mais aussi ils signifiaient l’implication de toute la communauté et particulièrement des parents à l’éducation des jeunes de la communauté.

Cette animation de l’école, à l’aide des outils du WEB 2.0 marquera de façon permanente les habiletés des jeunes à faire appel à des connaissances et compétences extérieures afin de prendre les meilleures décisions tout au long de leur vie, tant sur les plans personnel, professionnel, éthique et autres. Bien avant leur grande capacité d’utilisation des TIC, c’est la capacité de partage de savoirs vers une compétence collective, entre gestionnaires, enseignants personnel de soutien et jeunes, qui marquera mon imaginaire et influencera mes actions au cours des prochains mois. Ensemble, ils apprennent à apprendre.

«Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine»      Montaigne

Ces pratiques d’apprentissage ont un potentiel révolutionnaire dans le monde des affaires et répondent efficacement au besoin d’innovation dans les organisations et entreprises du Québec. Grâce à l’accès et aux multiples sources d’information, de savoirs et d’expertise disponible en tout temps, en tout lieu, chaque individu construit consciemment ou inconsciemment son savoir. Le grand défi des entreprises est de rendre disponible pour tous, pas seulement pour les personnes qui ont des savoirs technologiques, ces sources d’information et de connaissances. Il faut de plus soutenir les personnes dans leurs processus d’apprentissage en leur permettant de transformer, d’utiliser et de communiquer ces connaissances vers une compétence collective pour l’organisation ou l’entreprise. Il y a là une clé à l’innovation, que les décideurs de cette école ont compris et intégré dans leur pratique journalière.

Chapeau Roberto, Chapeau à l’équipe école et aux jeunes…

Références:

De la gestion des connaissances aux organisations orientées conception

http://www.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2002-1-page-29.htm

Article publié sous les rubriques: Gestion de l'innovation, Gestion stratégique, Outils technologiques

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